Les Bossons rendent un moteur du Malabar

La couverture de la réédition de Crash au Mont-Blanc, parue en 2004.
Le 3 novembre 1950, le Malabar Princess, un avion de la compagnie Air India, se fracasse sous le sommet du mont Blanc, vers 4 700 mètres d’altitude. Aucun des quarante-huit passagers et membres d’équipage ne survit à cet accident, dont l’histoire alimente ensuite largement la chronique, faisant l’objet de films (La neige en deuil d’Edward Dmytryk en 1956, adapté du roman d’Henri Troyat, et Malabar Princess de Gilles Bertrand en 2004) et de livres, dont Crash au Mont-Blanc, publié par Françoise Rey en 1993 chez Glénat. Depuis près de soixante ans, le glacier des Bossons remonte lentement en recrachant ponctuellement des restes de l’appareil. Mais cette fois, c’est un gros morceau. En effet, le 22 septembre, le Lyonnais Daniel Roche, qui recherche depuis des années des vestiges de l’accident dans le massif, a retrouvé un moteur de l’avion au pied du glacier, vers 1 900 mètres. Contrairement à un autre moteur repéré en 1998 mais qui n’a jamais pu être récupéré, celui-ci, malgré son poids (plusieurs centaines de kilos), a pu être hélitreuillé et redescendu à Chamonix le 30 septembre. Il devrait maintenant être analysé à Lyon, afin peut-être d’apporter des éléments nouveaux sur les raisons de l’accident.