L’Alpe 30 : éditorial

Jamais notre « devise » (L’Alpe comme vous ne l’avez jamais lue) n’avait été aussi justifiée qu’avec ce numéro. Ce sont en effet des regards très acérés, d’auteurs reconnus, qui nous permettent aujourd’hui d’évoquer ici quelques millénaires d’olympisme en allant au-delà d’apparences souvent trompeuses. Si, comme chacun le sait, les Jeux sont bien nés à Athènes (mais pas en 1896…), on oublie par exemple trop souvent que le mouvement doit autant à Pierre de Coubertin qu’à nos ancêtres grecs, aux philosophes du siècle des Lumières ou… à la République !

Je dois vous l’avouer : jamais je n’aurais imaginé qu’un tel sujet put être aussi passionnant, aussi perturbant, aussi émoustillant. Depuis l’éditorial de notre numéro 19 (Des sports et des jeux), nos lecteurs les plus attentifs ont eu vent du peu d’appétit de cette rédaction pour la chose sportive puisque dans cette revue, il s’agit bel et bien d’évoquer d’abord toutes les approches humaines, patrimoniales et contemporaines, qui agitent la montagne alpine européenne dans sa cohérence comme (et surtout) dans sa diversité.

À quelques semaines d’une nouvelle édition des Jeux d’hiver chez nos voisins italiens, à Turin, en février 2006, nous espérons ainsi que ce numéro ira bien au-delà des clichés et suscitera quelques interrogations sur des aspects méconnus de l’olympisme : histoire et exploits passés bien sûr, mais aussi meilleure compréhension des effets induits sur le territoire et réflexions sur les prolongements futurs.

Pascal Kober

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