L’Alpe 88 : L’Alpe y laisse une plume

HOMMAGE

En vingt-deux ans de présence et de travail, la petite  équipe de L’Alpe n’a pas beaucoup parlé d’elle. Souffrez, chers lecteurs, que l’on déroge à cette règle, une fois n’est pas coutume, dans ce numéro. Car la nouvelle est de taille et mérite quelque commentaire : Pascal va partir ! Vous avez bien lu : Kober va nous quitter. Notre rédac-chef a été frappé à son tour par cette épidémie : la retraite !

Tous ceux qui le connaissent savent qu’il va simplement écrire un peu plus sur le jazz, jouer davantage de la guitare basse, et toujours faire des photos dans les festivals de jazz (et ailleurs). Bref, on n’a pas fini de le voir renifler l’air du temps… Difficile de rendre compte de sa place dans notre revue. Nous étions sacrément en panne, avec le regretté André Pitte, en juillet 1998, quand Jacques Glénat est allé le chercher dans un bureau de son groupe de presse. La sortie du numéro 1 était annoncée pour le mois d’octobre. Nous avons vu arriver ce grand gaillard de 1,95 mètre, journaliste et photographe, à Sainte-Marie-d’en-Haut, dans cet ancien couvent de la Visitation devenu siège du Musée dauphinois. Pendant plus de dix ans, résonneront les pas lents de notre géant dans le couloir conduisant à la chapelle… Pour les dix ans suivants, ils résonneront dans une autre chapelle, Sainte-Cécile, qui recevait la communauté Glénat.

Et là, vite imprégné de notre objet obsessionnel (les cultures alpines et les patrimoines qui en témoignent), il va nous faire une démonstration de professionnalisme. Les premières leçons porteront sur « l’angle », la qualité et l’intensité du regard porté sur l’objet : ce regard « décalé ». Et suivront beaucoup d’autres.

L’équipe de L’Alpe se mobilise autour de Sophie Boizard, qui accompagne Pascal depuis cinq ans. Et ne se fait donc aucun souci pour son avenir.

Par l’équipe de L’Alpe
Photo : Bernard Ciancia
Création graphique : Hervé Frumy

Ces deux pages consacrées à Pascal Kober ont été évidemment soustraites à son attention. Car il est toujours le « patron » et aurait pu les refuser, s’il les avait vues (surtout avec tous ces points-virgules qu’il déteste !). Avec quelques complicités, on a pu préparer deux pages factices auxquelles seront substituées les présentes, après qu’il aura signé le bon à tirer. Ce n’est pas très orthodoxe, mais il ne l’est lui-même pas beaucoup plus.

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