L'Alpe

L’Alpe 42 : Éditorial

Longtemps que nous ne vous avions mitonné un numéro de L’Alpe à succuler. Plus de deux ans, en fait. Depuis la disparition d’André Pitte, fondateur de la revue, qui savait si bien nous convaincre de conjuguer les mets et les mots (voir notre numéro du printemps 2006). Cet automne, nous renouons donc avec cette agréable tradition de L’Alpe pour vous emporter dans notre quête du saint gras. Adieux veaux et vaches (encore que, du côté helvétique, la chose se discute) et bienvenue aux cochons et aux gorets, aux porcs et aux verrats, mais aussi, bien sûr, aux jambons et aux saucissons, aux diots et aux caillettes.

Comme à son habitude, la rédaction a ainsi arpenté les sentiers alpins en France, mais aussi en Italie et en Suisse, à la recherche d’histoires inédites, de productions locales méconnues, de bestioles de tout poil (et même parfois laineuses), de patrimoines oubliés, voire de recettes savoureuses. Sans oublier de tirer le portrait des hommes qui habitent ces montagnes et les font exister avec tant de bonheur. Deux en particulier : Bruno Revel, l’homme des mets, brossé par notre ami Goutatou ; et Philippe Roman, l’homme des mots, croqué par le poète Jean-Louis Roux.

Une manière de mise en bouche pour esquisser les numéros à paraître dans les mois à venir. Celui de novembre marquera les dix ans de L’Alpe. Dix ans ! Vous en rêviez ? Nous vous l’avons faite, cette revue de toutes les cultures et de tous les patrimoines de toute l’Europe alpine. Comptez sur nous, comptez sur nos quatre cent cinquante-cinq auteurs, pour vous préparer un numéro anniversaire en forme de feu d’artifice. Et enfin, comptez sur nous, comptez sur nos prochaines centaines de nouveaux auteurs pour vous concocter dès le printemps 2009 une revue ni tout à fait la même, ni tout à fait différente, s’appuyant encore davantage sur vos attentes et qui inaugurera la deuxième décennie de L’Alpe. Ça, c’est (vraiment) une autre histoire !

Pascal Kober

PS. Pour le chantier de rénovation de L’Alpe, les suggestions de nos lectrices et lecteurs sont évidemment les bienvenues. À vos plumes et claviers ! Et que nos abonnés veuillent bien nous excuser pour l’absence de cadeau avec ce numéro. Celui de novembre sera exceptionnel !

(pour toute question plus personnelle nécessitant une réponse de la rédaction, merci de cliquer plutôt sur le lien "Contacts" situé dans le bandeau bleu en haut de page).