Actualités

Jazz à Barraux

Depuis 2018, une poignée de passionnés anime ce festival sis à Barraux (Isère) dans une fortification bâtie au XVIe siècle sous la houlette du duc de Savoie et remodelée un siècle plus tard par Vauban. Ce cadre patrimonial exceptionnel accueille cette année une petite dizaine de formations parmi lesquelles il ne faudra pas rater les étranges mélopées du Baa Box de Leïla Martial (dont l’album Warm canto dévoile une pochette très… alpine !), la fraîcheur enchanteresse du trio Equinox et surtout le formidable duo italien de Petra Magoni et Ferruccio Spinetti que nous n’avons pas vu en France depuis fort longtemps… Musica Nuda s’approprie les grandes mélodies du jazz (et même de la chanson) dans une instrumentation singulière et (d)étonnante : chant et contrebasse ! Petite interrogation en forme de souhait : l’organisation saura-t-elle (enfin) installer son plateau au sud, face au coucher du soleil sur le majestueux panorama de la chaîne de Belledonne ?
Du 27 au 29 août. www.jazzabarraux.fr

Photo : www.pascalkober.com

Les femmes dans les régions de montagne

Plusieurs institutions suisses célèbrent le cinquantenaire du droit de vote des femmes. Le musée du Lötschental propose une exposition intitulée Les femmes dans les régions de montagne, moins centrée sur l’avancée des droits que sur les mutations du quotidien qui ont eu lieu lors des dernières décennies. Si l’image de la femme à travers la publicité, la photographie et la peinture est abordée, l’exposition explore essentiellement leur rôle à travers leur travail. Hier, habiter la montagne signifiait viser l’autosuffisance et les tâches traditionnellement attribuées aux femmes s’inscrivait pleinement dans ce dessein. Comment travaillent-elles aujourd’hui et quelle est désormais leur place dans cet environnement montagnard ? Dix témoignages, ainsi que des objets et divers documents apportent des éléments de réponse.
Jusqu’au 30 mars 2022.

Photo  : Emil Schmid-Binz. Collection Musée du Lötschental.

Un amour de vélo

À la faveur de la réouverture des musées depuis le 19 mai, la nouvelle exposition proposée par le Musée dauphinois, Un amour de vélo, est enfin visible  ! Articulée en huit étapes, elle retrace l’histoire d’une quête de liberté. On y découvre ainsi les tout premiers modèles de vélo, rudimentaires, qui voient le jour vers 1870, jusqu’aux plus récents, déclinés en fonction de leurs usages, entre le VTT des amateurs de sensations fortes, la randonneuse des voyageurs au long cours, le vélo-cargo familial ou le pignon fixe désormais en vogue pour nombre de cyclistes urbains. Si l’on retrouve quelques artisans isérois incontournables (Jo Routens, Daniel Cattin, Edelbike) et quelques grandes marques (Magnat-Debon ou Libéria entre autres), la part belle est faite aux coureurs professionnels, capables d’efforts surhumains. Les grands cols dans lesquels certains se sont forgé un statut quasi héroïque, Izoard, Galibier, Lautaret, sont désormais immédiatement associés au vélo dans l’imaginaire collectif. Sans oublier les cyclistes urbains qui revendiquent, notamment à travers le vélotaf, plus qu’un mode de déplacement, une véritable «  vélosophie  ».
Jusqu’au 4 juillet 2022.
musees.isere.fr

Un peu d’air !

À la faveur d’une amélioration de l’état sanitaire, la Suisse avait rouvert ses institutions culturelles il y a quelques mois. Les musées présentent ainsi de nombreuses expositions qui ont longtemps sommeillé sur leurs cimaises… Parmi celles-ci, on compte notamment Drôles de rires au musée de Bagnes, visible jusqu’au 12 septembre. À la Fondation Pierre Gianadda, vous pouvez découvrir les photographies valaisannes de Michel Darbellay ainsi que Le Valais à la une tandis que le musée du Léman expose les images de Claude Dussez et Vincent Guignet à travers Léman, bien plus qu’un lac (jusqu’au 15 août). Citons également l’exposition Patois-LAND, au pays des mots retrouvés, présentée quant à elle à la médiathèque Valais-Martigny jusqu’au 25 septembre.

Du monde au balcon

Le musée du Léman s’est paré de quatre panneaux joyeux et colorés en lieu et place des fenêtres qui avaient été condamnées pour permettre l’extension de ses espaces d’exposition. Le dessinateur genevois Exem a convoqué seize figures ayant ont un lien plus ou moins étroit avec le lac. Parmi elles, on reconnaît notamment les peintres Hodler et Courbet ou les écrivains Ramuz et Rousseau. Le voisinage de certaines figures est parfois plus inattendu, lorsqu’il s’agit de l’impératrice Sissi, de la navigatrice Ella Maillart, du cinéaste Jean-Luc Godard ou de Ritchie Blackmore, guitariste du groupe Deep Purple (le titre Smoke on the water évoque l’incendie qui avait ravagé le casino de Montreux au début des années 1970…). Tout ce petit monde est également réuni sur une fresque présentée à l’intérieur du musée, et qui permet de resituer chacun.
museeduleman.ch

Photo : Michel Perret

La belle Villa

La Villa du Parc, abritée dans une demeure bourgeoise du XIXe siècle, a été fondée en 1986 grâce à l’initiative conjointe d’artistes locaux et de la Ville d’Annemasse. Le label Centre d’art contemporain d’intérêt national lui a été attribué récemment par le ministère de la Culture. Cette distinction souligne entre autres la qualité des actions menées par la structure et la diversité des œuvres proposées. Plus de 1 000 artistes ont en effet été exposés depuis sa création dont certains ont été accompagnés vers la professionnalisation. Le label récompense également le rayonnement de la Villa, qui, si elle attire un public international, veille également à impliquer grâce à son travail de médiation les enfants et les maisons de retraite alentour.
villaduparc.org

Photo : Aurélien Mole

L’Alpe à l’honneur !

Vendredi 25 septembre, au Musée alpin de Berne, L’Alpe s’est vu remettre le prix Albert Mountain Award 2020 pour sa mise en lumière des patrimoines et cultures de l’arc alpin. Une récompense qui ne peut que nous donner envie de continuer à questionner les réalités alpines dans toute leur diversité ! Ce prix de la fondation suisse King Albert I Memorial Foundation, créée en 1993 par Walter Amstutz, compagnon de cordée du roi Albert Ier, est accordé tous les deux ans, à des personnalités ou des institutions ayant œuvré en faveur du monde de la montagne, de sa défense et de sa meilleure connaissance  : alpinistes, scientifiques, éditeurs, médecins, artistes, etc. Ont également été primés cette année l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), dont le bulletin d’avalanches est consulté par tous les professionnels et pratiquants de la montagne, ainsi que le musicien Christian Zehnder, acrobate vocal et chasseur d’échos, qui réussit à créer des paysages sonores à l’aide de sa seule voix.

Photo  : David Schweizer

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