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Un peu d’air !

À la faveur d’une amélioration de l’état sanitaire, la Suisse a rouvert ses institutions culturelles depuis quelques jours. Les musées peuvent ainsi présenter de nombreuses expositions qui sommeillaient sur leurs cimaises depuis quelques semaines voire quelques mois… Parmi celles-ci, on compte notamment Tracehumance et Tomas Wüthrich | HOF NR. 4233 au Musée gruérien, Drôles de rires au musée de Bagnes (jusqu’au 12 septembre) et Marguerite Burnat-Provins (jusqu’au 11 avril) au musée Jenish-Vevey. À la Fondation Pierre Gianadda, vous pourrez découvrir les photographies valaisannes de Michel Darbellay tandis que le musée du Léman expose celles de Claude Dussez et Vincent Guignet à travers Léman, bien plus qu’un lac (jusqu’au 15 août). Citons également Constructive Alps 2020construire pour le climat au Musée alpin suisse de Berne, qui présente également Le Bureau des souvenirs retrouvés, N°1 Le ski (jusqu’au 25 avril), exposition participative mise en lumière dans le numéro 91 de L’Alpe. L’exposition Patois-LAND, au pays des mots retrouvés, est présentée quant à elle à la médiathèque Valais-Martigny. Enfin, Friedrich Dürrenmatt et la Suisse est l’une des expositions proposées dans le cadre du centenaire de la naissance de l’écrivain et demeure visible au Centre Dürrenmatt de Neuchâtel jusqu’au 2 mai. Espérons que la réouverture des musées en France suivra bientôt  !

Les artisans dans la rue

La foire de la Saint-Ours rassemble chaque début d’année, le temps d’un week-end, des milliers d’artisans professionnels et amateurs dans le centre historique d’Aoste (Italie). En réunissant de très nombreux champs de l’artisanat (travail du bois et de la pierre, maroquinerie, vannerie, ferronnerie, tissage, etc.), elle est un temps fort et festif de la défense des savoir-faire traditionnels valdôtains, qui se perpétue depuis le Moyen Âge. Crise de la Covid oblige, elle n’a évidemment pas pu se tenir cette année, en tout cas pas sous sa forme habituelle… Mais à l’initiative de la Région, une animation particulièrement bien conçue permet de se promener virtuellement dans «  la rue de la foire  », pour aller à la rencontre des artisans, interviewés dans leurs ateliers. Ceux qui ont la chance de comprendre l’italien auront le plaisir d’entendre chacun parler de son métier ou de sa passion. Les autres pourront découvrir les parcours de Guiseppino, Elvira, Alessandro et bien d’autres, à travers de courts portraits présentés en version française. Réjouissant  !
www.lasaintours.it

Du monde au balcon

Le musée du Léman s’est paré de quatre panneaux joyeux et colorés en lieu et place des fenêtres qui avaient été condamnées pour permettre l’extension de ses espaces d’exposition. Le dessinateur genevois Exem a convoqué seize figures ayant ont un lien plus ou moins étroit avec le lac. Parmi elles, on reconnaît notamment les peintres Hodler et Courbet ou les écrivains Ramuz et Rousseau. Le voisinage de certaines figures est parfois plus inattendu, lorsqu’il s’agit de l’impératrice Sissi, de la navigatrice Ella Maillart, du cinéaste Jean-Luc Godard ou de Ritchie Blackmore, guitariste du groupe Deep Purple (le titre Smoke on the water évoque l’incendie qui avait ravagé le casino de Montreux au début des années 1970…). Tout ce petit monde est également réuni sur une fresque présentée à l’intérieur du musée, et qui permet de resituer chacun.
museeduleman.ch

Photo : Michel Perret

La belle Villa

La Villa du Parc, abritée dans une demeure bourgeoise du XIXe siècle, a été fondée en 1986 grâce à l’initiative conjointe d’artistes locaux et de la Ville d’Annemasse. Le label Centre d’art contemporain d’intérêt national lui a été attribué récemment par le ministère de la Culture. Cette distinction souligne entre autres la qualité des actions menées par la structure et la diversité des œuvres proposées. Plus de 1 000 artistes ont en effet été exposés depuis sa création dont certains ont été accompagnés vers la professionnalisation. Le label récompense également le rayonnement de la Villa, qui, si elle attire un public international, veille également à impliquer grâce à son travail de médiation les enfants et les maisons de retraite alentour.
villaduparc.org

Photo : Aurélien Mole

Lauréats de Constructive Alps

Les lauréats du prix «  Constructive Alps  », décerné par la Suisse et le Liechtenstein, ont été dévoilés vendredi 6 novembre lors d’une cérémonie en ligne, crise sanitaire oblige. Parmi les 328 projets présentés, un jury international a récompensé 10 réalisations exemplaires en termes d’impact environnemental, et selon des critères liés notamment au choix des matériaux, à la durabilité, au bilan énergétique et au respect de l’environnement naturel. Le premier prix revient au centre agricole de Saint-Gall (Suisse), réalisé par l’agence Andy Senn Architekt. Entièrement en bois, cette maison pour les agriculteurs a été qualifiée par le jury de «  pleine d’intelligence du quotidien  ». Le deuxième prix a été attribué au restaurant d’altitude Ortstockhaus (canton des Glaris, Suisse) conçu en 1931 et dont la rénovation (Althammer Hochuli Architekten, Steiger Architekten) permet de «  concilier les qualités du bâtiment et les impératifs d’un restaurant moderne  ». Le troisième prix a été décerné à l’atelier de montage de la menuiserie-charpenterie Kaufmann, dans le Vorarlberg (Johannes Kaufmann Architektur). Sept autres projets de nature très diverse ont également été couronnés, parmi lesquels l’immeuble Solaris à Grenoble, la maison communautaire Sainte-Ursule (canton du Valais) ou encore une ferme historique située en Bavière et datant de 1542. Cinquante projets (constructions ou rénovations) nominés entre 2010 et 2020 seront présentés dans la salle Biwak du musée alpin de Berne dès sa réouverture, prévue le 23 novembre. En attendant, tous les lauréats de l’édition 2020 sont à découvrir sur www.constructivealps.net

Photo : Seraina Wirz.

L’Alpe à l’honneur !

Vendredi 25 septembre, au Musée alpin de Berne, L’Alpe s’est vu remettre le prix Albert Mountain Award 2020 pour sa mise en lumière des patrimoines et cultures de l’arc alpin. Une récompense qui ne peut que nous donner envie de continuer à questionner les réalités alpines dans toute leur diversité ! Ce prix de la fondation suisse King Albert I Memorial Foundation, créée en 1993 par Walter Amstutz, compagnon de cordée du roi Albert Ier, est accordé tous les deux ans, à des personnalités ou des institutions ayant œuvré en faveur du monde de la montagne, de sa défense et de sa meilleure connaissance  : alpinistes, scientifiques, éditeurs, médecins, artistes, etc. Ont également été primés cette année l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), dont le bulletin d’avalanches est consulté par tous les professionnels et pratiquants de la montagne, ainsi que le musicien Christian Zehnder, acrobate vocal et chasseur d’échos, qui réussit à créer des paysages sonores à l’aide de sa seule voix.

Photo  : David Schweizer

Tracehumance

Le Musée gruérien consacre une exposition à Jacques Pugin. Rétrospective de plus de quarante années de création, elle s’articule en cinq chapitres correspondant à chacune des phases de son travail. On retrouve ainsi de nombreuses séries, des plus anciennes, comme Cinq mètres (1978) et Graffiti rouge (1984), jusqu’aux récentes Glaciers (2015-2018), Glaciers offset (2017-2019) ainsi que la déroutante Désalpes 2.0 (2019). Dès ses débuts, l’artiste qui s’est attaché à saisir les traces de l’homme sur la nature, semble s’être emparé de la photographique comme d’une matière première. Retravaillée grâce à de nombreuses techniques (light painting, peinture, surimpressions), chacune de ses images prend des allures de palimpsestes à décrypter… Une monographie (éditions Sturm and Drang) publiée à cette occasion, rassemble une sélection d’œuvres plus large encore.
Jusqu’au 2 mai 2021.
www.musee-gruerien.ch

Photo : Jacques Pugin

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