Actualités

SONNAILLES ET SELLERIE

Aux côtés de selles artisanales, des sonnailles retentiront pendant quelques mois au Musée gruérien. Ornant le cou des bêtes d’élevage, ces dernières sont destinées à localiser et identifier le troupeau mais aussi à en assurer la cohésion. En Gruyère, la plupart sont constituées d’un collier de cuir, parfois très travaillé. Neuf exposants, selliers ou collectionneurs, professionnels ou autodidactes, présentent leurs plus belles pièces ainsi que leurs savoir-faire. À travers «  une approche subjective voire intimiste  », le musée met à l’honneur un patrimoine culturel séculaire et bien vivant.
Jusqu’au 30 octobre 2022.

Photo  : Collection Jean-Claude Bovet. Musée gruérien.

CARLO VIANO

Figure de la scène culturelle turinoise, cet architecte (né en 1949) a rénové des édifices culturels et réalisé la scénographie de grandes expositions. Peintre et alpiniste, il fut fasciné par la cartographie alpine, notamment par la vision architectonique des paysages de Viollet-le-Duc. Réalisées à partir de photos, ses peintures hyperréalistes sur papier aquarelle millimétré évoquent tout autant ce regard architectural du XIXe siècle que la façon dont, à l’heure actuelle, le comportement de parois et de glaciers menacés par le réchauffement est observé et mesuré au millimètre près. À découvrir au musée de la Montagne de Turin !
Jusqu’au 15 mai 2022.

Photo  : détail d’une œuvre de Carlo Viano. Musée de la Montagne, Turin.

RÉSISTANCES

La programmation de la Maison du patrimoine de Villard-de-Lans est en bonne partie tournée vers les années de Résistance. Avec, en premier lieu, une exposition annuelle (visible jusqu’en décembre 2022) dédiée au lycée polonais Cyprian Norwid. Ouvert à Villard-de-Lans en octobre 1940, l’établissement fut un point de chute pour de nombreux jeunes Polonais, parmi lesquels certains rejoignirent les rangs de la Résistance en 1944. Parallèlement, une exposition temporaire Vercors 40-44, réadaptation de celle qui avait été présentée au musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble en 2014, est ouverte au public jusqu’à la fin de l’été.
Jusqu’au 18 septembre 2022.

Photo  : Mémoire lycée polonais Cyprian Norwid.

FEMMES EN MONTAGNE

Tel est le thème de la deuxième étape du «  Bureau des souvenirs retrouvés  » du Musée alpin suisse de Berne. Car l’alpinisme s’est surtout écrit au masculin, reléguant souvent au rang d’accompagnatrices celles qui, depuis des décennies, ont pourtant participé à des expéditions, gravi des sommets, ouvert des voies difficiles ou sont devenues guides de montagne. Aussi le musée, toujours soucieux de répercuter les évolutions de la société, veut-il combler les lacunes de ses fonds et féminiser l’histoire de l’alpinisme en invitant toutes celles qui grimpent à partager leur vécu et témoigner de leurs activités. Récits, photos ou objets enrichiront ainsi peu à peu son exposition consacrée aux quelques femmes alpinistes de la collection. Une démarche interactive (sur place ou en ligne).
Jusqu’en octobre 2023.

Photo  : Collection Musée alpin suisse

Un amour de vélo

À la faveur de la réouverture des musées depuis le 19 mai, la nouvelle exposition proposée par le Musée dauphinois, Un amour de vélo, est enfin visible  ! Articulée en huit étapes, elle retrace l’histoire d’une quête de liberté. On y découvre ainsi les tout premiers modèles de vélo, rudimentaires, qui voient le jour vers 1870, jusqu’aux plus récents, déclinés en fonction de leurs usages, entre le VTT des amateurs de sensations fortes, la randonneuse des voyageurs au long cours, le vélo-cargo familial ou le pignon fixe désormais en vogue pour nombre de cyclistes urbains. Si l’on retrouve quelques artisans isérois incontournables (Jo Routens, Daniel Cattin, Edelbike) et quelques grandes marques (Magnat-Debon ou Libéria entre autres), la part belle est faite aux coureurs professionnels, capables d’efforts surhumains. Les grands cols dans lesquels certains se sont forgé un statut quasi héroïque, Izoard, Galibier, Lautaret, sont désormais immédiatement associés au vélo dans l’imaginaire collectif. Sans oublier les cyclistes urbains qui revendiquent, notamment à travers le vélotaf, plus qu’un mode de déplacement, une véritable «  vélosophie  ».
Jusqu’au 4 juillet 2022.
musees.isere.fr

Du monde au balcon

Le musée du Léman s’est paré de quatre panneaux joyeux et colorés en lieu et place des fenêtres qui avaient été condamnées pour permettre l’extension de ses espaces d’exposition. Le dessinateur genevois Exem a convoqué seize figures ayant ont un lien plus ou moins étroit avec le lac. Parmi elles, on reconnaît notamment les peintres Hodler et Courbet ou les écrivains Ramuz et Rousseau. Le voisinage de certaines figures est parfois plus inattendu, lorsqu’il s’agit de l’impératrice Sissi, de la navigatrice Ella Maillart, du cinéaste Jean-Luc Godard ou de Ritchie Blackmore, guitariste du groupe Deep Purple (le titre Smoke on the water évoque l’incendie qui avait ravagé le casino de Montreux au début des années 1970…). Tout ce petit monde est également réuni sur une fresque présentée à l’intérieur du musée, et qui permet de resituer chacun.
museeduleman.ch

Photo : Michel Perret

L’Alpe à l’honneur !

Vendredi 25 septembre, au Musée alpin de Berne, L’Alpe s’est vu remettre le prix Albert Mountain Award 2020 pour sa mise en lumière des patrimoines et cultures de l’arc alpin. Une récompense qui ne peut que nous donner envie de continuer à questionner les réalités alpines dans toute leur diversité ! Ce prix de la fondation suisse King Albert I Memorial Foundation, créée en 1993 par Walter Amstutz, compagnon de cordée du roi Albert Ier, est accordé tous les deux ans, à des personnalités ou des institutions ayant œuvré en faveur du monde de la montagne, de sa défense et de sa meilleure connaissance  : alpinistes, scientifiques, éditeurs, médecins, artistes, etc. Ont également été primés cette année l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), dont le bulletin d’avalanches est consulté par tous les professionnels et pratiquants de la montagne, ainsi que le musicien Christian Zehnder, acrobate vocal et chasseur d’échos, qui réussit à créer des paysages sonores à l’aide de sa seule voix.

Photo  : David Schweizer

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