L'Alpe

L’Alpe 65 : Fleurs de montagne

Feuilleter le numéro 65 de L’Alpe

(cliquez sur les flêches)


lalpe-65-03Un bouquet de jardins fleurit dans la montagne

Alpinums. Ainsi appelait-on ces parterres qui évoquaient un paysage alpestre dans les jardins. Au XIXe siècle, l’engouement des touristes pour la flore des montagnes faillit lui être fatale. Avant que ne naissent les jardins alpins, pour la protection des espèces, l’éducation du public et la recherche. Par Serge Aubert, professeur de biologie végétale à l’université de Grenoble.

Petit berger devint grand botaniste

Dominique Villars aura largement contribué à l’étude de la flore alpine au XVIIIe siècle. Ses herbiers et observations, conservés au muséum de Grenoble, restent une référence pour les spécialistes d’aujourd’hui. L’histoire exemplaire d’un savant atypique. Par Sylvie Bretagnon, responsable du musée des Sciences médicales de Grenoble.

lalpe-65-05Colporteurs-fleuristes du Nouveau Monde

Issus des Alpes, ils partaient pour la Russie, l’Iran ou les Amériques. Avec des caisses emplies de plants, de bulbes, de graines et de planches colorées dépeignant de fabuleuses fleurs pour les riches bourgeois d’outre-mer. Au XIXe siècle, des montagnards inventent une forme originale de commerce ambulant au long cours. Par Laurence Fontaine, historienne, directrice de recherche au CNRS.

La santé (et le reste !) par les fleurs

Les gens de l’alpe n’étaient pas botanistes, mais ils connaissaient bien la flore de leurs montagnes. À des fins médicinales, surtout, mais aussi pour d’autres usages. Parmi plusieurs centaines d’espèces, certaines fleurs jouaient ainsi un rôle au quotidien. Notamment dans les communautés savoyardes et ce, il n’y a pas si longtemps encore… Par Brien A. Meilleur, correspondant du Muséum national d’Histoire naturelle.

lalpe-65-07Portfolio : Étoile des neiges

Edelweiss. Fleur mythique de l’alpe. Érigée en symbole de pureté et d’amour éternel au XIXe siècle, elle est le souvenir touristique par excellence. Une star alpestre dont le nom tyrolien («  blanc noble  ») résonne dans toutes les langues. Et dont l’image se décline sur tous les tons. Par Jean-Olivier Majastre, sociologue butineur et anthropologue buissonnier.

Le bleu est une couleur…

… de la gentiane. Tout comme le jaune, le blanc et même le rouge ! De cette fleur emblématique des Alpes, Federica Tamarozzi nous dit qu’elle est… féministe ! Décryptage.

En complément exclusif pour le site Internet de L’Alpe, lire le texte intégral d’un autre article de Federica Tamarozzi sur la gentiane jaune et ses multiples usages thérapeutiques et culinaires en cliquant ici.

lalpe-65-09La beauté sauvera le monde

Fleurs, je vous appelle par votre petit nom, nous dit Jean-Philippe Grillet, ancien directeur de Réserves naturelles de France, qui s’y connaît en matière de nature. Comme si la savante appellation latine ou la dénomination vernaculaire d’une simple plante pouvait produire son effet sur une intimité recherchée. Un goût des autres qui a des allures de rendez-vous galant…

Le parfum dans la peau

Grasse, dans les Alpes-Maritimes, doit sa réputation de capitale mondiale du parfum au mariage du cuir et de la fleur. Une histoire qui passe par Grenoble et son industrie du gant. Et qui débute avec le nez raffiné d’un grand seigneur transalpin… Par Jean-Loup Fontana, conservateur départemental du patrimoine au conseil général des Alpes-Maritimes.

Foutez la paix aux fleurs des Alpes !

Le promeneur s’émerveille. Que de grâce dans ce cortège floristique des montagnes ! Mais s’il n’y prend garde, ce sont des écosystèmes entiers qui pourraient disparaître. Pour batifoler, mieux vaut quitter les prairies d’altitude pour se rouler dans l’herbe des alpages patiemment élaborés par l’homme. Plaidoyer. Par Frédéric Denhez, diplômé en ingénierie de l’environnement.

lalpe-65-12Pratique : fleurs sauvages comestibles

L’ethnobotaniste François Couplan est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur l’univers végétal. Son dernier opus, Fleurs sauvages comestibles, vient de paraître aux éditions Glénat (collection Les mosaïques nature, 128 pages, 10,10 €). Ce petit guide illustré présente quarante espèces, plus ou moins connues. Description botanique, vertus et utilisations de chaque fleur s’accompagnent d’une recette originale. Un carnet de terrain propose des éléments de botanique, un glossaire, des conseils, un calendrier de récolte et des pages destinées aux annotations personnelles (observations, bons coins, etc.). Un compagnon de promenade curieuse et gourmande dont nous vous présentons ici quelques extraits.

& aussi

lalpe-65-14Questions de points de vue

L’évolution du regard sur les Alpes fait l’objet d’un livre passionnant dont voici un extrait illustré. Nombreux sont en effet les récits de voyage, depuis la Renaissance jusqu’au début du XXe siècle, qui donnent à voir (et à rêver) paysages et habitants. Ce beau corpus de gravures et de lithographies dessine, pour Claude Reichler, une «  géographie du sensible  ». Par Claude Reichler, chercheur et écrivain.

La traversée des Alpes

Comme vous ne l’avez jamais lue ! Telle est la chronique d’Antoine de Baecque sur la grande balade pédestre qui l’a mené du lac Léman à la Méditerranée. Loin des clichés naïfs habituellement colportés par les randonneurs, l’historien s’attache à mettre ses pas en perspective avec l’histoire (la petite et la grande) qui a façonné les paysages. Ce double récit (le terrain et son analyse) lui vaut d’être publié dans la prestigieuse collection de Gallimard. Extrait de son journal de voyage, voici un chapitre haut-alpin pour vous mettre l’eau à la bouche…

lalpe-65-16Alpes d’ailleurs : la montagne qui bravait les gratte-ciel

À Bangkok, un sommet artificiel de 80 mètres de haut a été bâti dès le XVIIIe siècle pour honorer un dieu. L’élévation étant le déplacement spirituel par excellence, le festival de la Montagne d’Or rappelle chaque année au citadin pressé la valeur sacrée de la hauteur. Par Jean-Sébastien Faure, photographe et Jean-Charles Perrot, enseignant de français langue étrangère.

Les actus de L’Alpe

Rencontres, livres, expositions, forum

lalpe-65-17Toute l’actualité culturelle de l’Europe alpine, de Nice à Vienne et de Genève à Ljubljana  : rencontres, beaux livres, colloques, musées, expositions, gastronomie, cinéma, courrier des lecteurs, etc. Ces pages fourmillent de nouvelles  !

3 commentaires pour “L’Alpe 65 : Fleurs de montagne”

  1. bertano dit :

    Méli-mélo dans le n°65 au sujet de «  la traversée des Alpes  ». En page 69, l’auteur décrit la portion du GR5 entre Plampinet et Montgenèvre, mais au second paragraphe, il n’est plus question d’une description faite depuis le col de Dormillouse au-dessus de Plampinet où il pique-nique (dernière phrase du premier paragraphe), mais de Dormillouse dans la vallée de Freissinières, qui n’a rien à faire là puisque le village se situe hors du GR5 et surtout à plusieurs kilomètres à vol d’oiseau, sur l’autre rive de la Durance. Est-ce là une erreur de l’auteur ou seulement les feuillets qui se seraient mélangés dans la rédaction de l’Alpe ? D’autre part, contrairement à ce qu’écrit l’auteur, Dormillouse est habité à l’année (les gérants des gîtes, de une à trois personnes selon les années) et se targue toujours d’être le seul du parc national des Écrins.
    Longue vie à L’Alpe !!!
    Bertano Cedric

  2. Pascal Kober dit :

    Pas de feuillets mélangés à la rédaction de L’Alpe, rassurez-vous ;-)
    Voici la réponse d’Antoine de Baecque à vos interrogations.
    Pascal Kober

    Page 210 de mon livre, «  La Traversée des Alpes  », j’évoque le village de Dormillouse, comme étant «  en contrebas du col  » du même nom. Mais il me semble assez clair que je n’y suis pas passé, puisque je cite le livre d’où je tire quelques renseignements que j’ai trouvés intéressants : Yves Leroy et Pierre Carlier, «  Sur les traces des bergers et chasseurs de Dormillouse  », un livre mentionné comme «  trouvé au gîte à Névache  », la veille de mon étape. Si je suis bien passé à 2500 mètres au col de Dormillouse, je ne suis pas passé au village de Dormillouse, qui n’est pas sur le GR 5 et reste à une bonne journée de marche du sentier. Si cette différence entre les deux «  Dormillouse  » n’est pas assez claire dans mon récit, je m’en excuse en écrivain et en montagnard.
    Amicalement à vous,
    Antoine de Baecque

  3. Guy Renaud dit :

    Bonsoir Messieurs,
    Merci pour la réponse d’Antoine de Baecque concernant Dormillouse et son livre remarquable.
    La distance entre le col de Dormillouse et le village de Dormillouse est de 38 km à vol d’oiseau : une «  bonne  » journée en effet.
    Une autre petite remarque concernant les vaches d’Abondance ;  : elles ne sont pas tachetées, mais brunes avec la tête blanche.
    Merci pour cet ouvrage d’une grande richesse historique et lexicale.
    Lisant les positions d’Antoine de Baecque sur la destruction de la montagne pat l’homme, il devrait rejoindre au plus tôt l’association Mountain Wilderness.
    Salutations distinguées.
    Guy Renaud

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